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Une semaine de stage avec François Couplan

La nuit au camping de Barrême

Camping de barreme stage François Couplan

J’ai passé une superbe nuit. Mon sac de couchage, comme neuf, m’a bien tenu chaud ; c’était très agréable. Au programme : cueillir quelques plantes, publier l’article sur l’ortie, réaliser le montage de la vidéo « Pâte Minute » et me rendre dans le village pour mener mon enquête sur la réputation de F. Couplan, dont j’ai déjà une petite idée.

Après une demi-heure de promenade sur ce chemin qui mène au camping, je n’ai rencontré aucune plante que je connaissais. De plus, j’ai mal au ventre, auquel s’ajoute une diarrhée répétée de faible intensité, mais gênante quand même. Je décide de me préparer une eau chaude avec de l’argile pour soulager ce dérèglement digestif.

J’ai repris mon activité avec l’article et la vidéo. L’autonomie de la batterie de mon ordinateur m’a contraint à faire une pause et à plier la tente. Il est temps d’aller découvrir ce petit centre-ville qui a l’air si sympathique

Un tour d’horizon dans Barrême

Centre ville de Barrême stage Francois Couplan

J’ai en tête de mener une enquête succincte. Je compte rencontrer quelques personnes et leur poser trois questions : Connaissez-vous François Couplan ? Comment l’avez-vous rencontré ? Vous a-t-il appris une plante ?

J’ai commencé par le bar. Il y avait une dizaine de personnes, dont une table de trois personnes qui avaient l’air d’être des habitants. Je me suis dirigé vers eux et je leur ai posé ces trois questions.
« Oui, nous le connaissons. Il y a plein de reportages sur lui, des articles, et la télé locale parle beaucoup de lui. Nous l’avons déjà rencontré. Et non, pas de plante apprise, c’était un échange amical. Et puis nous voyons souvent un homme assez grand avec un bonnet sur la tête, été comme hiver, qui fait les allers-retours à pied depuis le haut de la montagne, c’est la personne qui travaille avec lui. »

Je les ai remerciés. J’ai recommencé avec un groupe de quatre personnes qui semblent profiter pleinement de leur retraite.
Leur discours est sensiblement le même, avec encore cet homme au bonnet ! Mais qui est cet homme mystérieux ?
Les personnes plus jeunes, comme la vendeuse de la boulangerie et celles qui tiennent leurs stands sur le marché, ne connaissent pas du tout M. Couplan.

Je décide de finir par la mairie et un atelier de poterie.
Heureusement, ils le connaissent grâce aux médias et l’ont déjà rencontré dans le village.

Cette enquête révèle finalement que les résidents de plus de 40 ans connaissent M. Couplan. Je suis quand même surpris, mais sans l’être. Les plantes sauvages attirent peu de personnes. Pourtant, c’est une porte d’entrée pour comprendre le fonctionnement de notre corps et la nutrition.

Le rendez-vous avec les stagiaires

Il est 11h20 quand je suis arrivé à la gare. Il y a beaucoup de personnes. Nous avons commencé à échanger sur les raisons de notre venue. Un stagiaire avait la charge de faire l’appel. À 11h50, nous sommes partis pour rejoindre le lieu du stage

Dernière ligne courbée avant de le rencontrer

Chemin d acces stage de François Couplan

C’est une belle piste qui mène au sanctuaire de F. Couplan. Le trajet a duré 20 minutes, le chemin est très praticable. Il y a une superbe vue sur les montagnes.

J’ai à la fois hâte de le voir et en même temps, je suis un peu stressé. J’ai le ventre un peu serré. Je me demande si je mérite de rencontrer une personne de son niveau. Qui suis-je pour qu’il m’accorde du temps ? Est-ce que je vais être apte à apprendre ? Est-ce que cette rencontre arrive trop tôt dans mon parcours d’étude des plantes sauvages ?

Je me pose trop de questions ! Je me reprends et je me félicite : « Félicitations ! Merci de t’être autorisé cette semaine, pendant que la plupart des Français sont à la plage à griller au soleil les uns sur les autres, toi, tu as choisi d’investir en toi pour atteindre ton objectif. Tu viens de faire un pas de plus pour te réaliser. Tu viens d’ajouter une pierre de plus à ton empire, savoure ce long chemin de l’apprentissage, sois patient et continue ta quête. »

Nous sommes arrivés. Encore 15 minutes à pied.

Le paysage est magnifique, il y a un ciel sublime et l’environnement est calme et énergisant. Nous nous attendons à un endroit isolé, arboré et immergé dans un bain de plantes sauvages

 

Chemin d acces stage François Couplan

La rencontre

J’aperçois un homme de petite taille, environ 1m55 je pense, avec un pantalon vert kaki, un pull rouge et des bottes marrons usées. Ça y est ! J’ai enfin rencontré François Couplan.
Il a une forme d’enfer, il est drôle et authentique. Il a préparé le déjeuner dans cette grande cuisine d’été. C’est un lieu rustique et minimaliste, mais très fonctionnel

 

Une entrée dans le vif du sujet

Nous avons posé nos affaires et sommes allés nous installer dans le coin repas. Il y a 6 bancs disposés en rectangle autour de la table, qui est constituée de deux palettes au sol avec une planche.
Nous avons pris le repas, échangé sur la raison de notre venue et avons parlé de plein de choses. F. Couplan est disert ! Les questions défilent et il est intarissable sur beaucoup de sujets.
Nous avons chacun notre vocabulaire et notre approche pour parler des plantes. F. Couplan nous reprend et pose le décor ! Les fondamentaux !

Les bases avant tout

Nous avons terminé le repas, installé nos tentes et nos couchages, et nous voilà sous un arbre, assis sur la pelouse pour commencer notre premier cours.

F.C. nous tend une plante et nous dit « C’est quoi ça ? ». J’ai répondu de l’égopode. Et bien non, pas tout à fait. Nous y sommes ! Les fondamentaux !

Notre première leçon a duré 2 à 3 heures. Le silence régnait et nous étions attentifs.
Si je devais résumer ce cours, ce serait en deux consignes :

1/ Décrire les choses avec précision. Ce qui nous amène aux portes de notre langue d’origine, le latin.
En effet, seul le latin nous donne le sens et l’histoire concernant le nom d’une espèce de plante, et ça s’appelle l’étymologie. Par exemple ‘Aegopodium podagraria’ : Aego pour la chèvre et podium pour la patte. Quand nous y réfléchissons, c’est logique. Nous retenons bien mieux les histoires que de simples informations qui n’ont même pas stimulé nos sens.

2/ Parler d’une plante comme d’un individu.
Quand nous rencontrons de l’ortie et que nous disons « c’est de l’ortie », c’est incorrect. Pour être précis, nous devons commencer par dire que c’est une ortie. En effet dans les livres d’identification, nous y trouvons une description avec le nombre d’espèce du genre.  Dans cet exemple avec « une ortie », le livre mentionne » Urtica dioica » (l’ortie dioïque) et l’ouvrage nous précise qu’il y 7 espèces en Europe dont 4 en France.

Le premier mot « urtica « est le genre et dioica est l’épithète Elle fait partie du genre Urtica qui fait partie de la famille des Urticaceae, tout comme Parietaria officinalis, la pariétaire. »

Consultez cette article Comment ça fonctionne le nom des plantes

L’heure du repas

Nous sommes réunis en cercle. François saisie sont livret et nous révèle le menu de ce soir :

Voici le menu :

En entrée, une soupe de consoudes aux chénopodes bon-henri accompagnés ds courgettes et de potimarrons.

En plat, une quiche aux pourpiers  et à l’amaranthe avec la pâte minute de Francois Couplan dont voici la recette

En dessert un flan de mélisse couronné d’orange.

le jardin sauvage stage François CouplanDes équipes ont été faite et nous voila tous parti pour cueillir ( ce qu’il manquait) et présenter nos plante à f.c avant de les préparer.

 

 

 

 

 

L’ambiance est très bonne, les choses avances vite et le repas est très attendue.

atelier cuisine stage François Couplan

Il fait sombre maintenant, nous avons commencé le repas. Tout était très bon. Mais il manquait un morceau de tarte en plus. En effet nous somme habituer à manger rapidement  jusque cette sensations de ne plus avoir faim. Ce n’est pas le cas de François. je serrai amené a évoquer le sujet plus tard.

Merci de m’avoir lu. J’ai appris 3 plantes aujourd’hui que je vous présenterais demain ! à bientôt.

Pour les renseignements de ce stage voici le lien https://couplan.com/evenements/categorie/semaines-gastronomie-sauvage/

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