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Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner

À travers cet article, Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner ROSA CANIMA , vous découvrirez comment reconnaître le rosier sauvage, l’églantier, ses secrets, ses bienfaits et des recettes pour appliquer vos nouvelles connaissances.

COMMENT RECONNAÎTRE LE ROSIER SAUVAGE ?

FAMILLE ROSACÉES L’églantier, ou Rosa canima (autres noms : rosier sauvage, églantine), est couramment trouvé en lisière de forêt, au bord des chemins, sur des décombres, dans les haies et les talus, et ce, à travers toute l’Europe.

Cet arbuste épineux atteint 2 à 3 mètres de hauteur.

Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner

Les Tiges

  • Apparence : Les tiges sont dressées et arquées, avec des aiguillons. Fines et souples au départ, elles s’endurcissent avec le temps, prenant l’aspect ligneux du tronc de l’arbuste. Les aiguillons, quant à eux, finissent par disparaître sur le tronc de l’arbrisseau .
  • Les aiguillons : Crochus avec une base aplatie longitudinalement.
Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner

Les Feuilles

  • Croissance : Alternes, stipulées et divisées en 5 à 7 folioles ovales et dentées sur les bords. Glabres sur les deux faces.
  • Odeur : Légère, rappelant celle de la pomme.
les feuilles du rosier sauvage

Les Fleurs, Fruits et Racines

  • Les Fleurs : Grandes, composées de 5 sépales et 5 pétales, blanches ou roses, délicatement parfumées. Les étamines et styles sont nombreux. Elles peuvent être solitaires ou groupées au bout des rameaux.
  • Floraison : De mai à juin.
  • Les fruits : Les cynorrhodons, ou akenes durs, sont enfermés dans une urne charnue de couleur rouge vif. Ils sont surmontés de sépales et d’étamines. Leur goût est sucré et acidulé une fois mûrs.
le faux de l eglantier

Une précision : C’est le pédoncule des fleurs qui se transforme en cynorrhodon. Ce pédoncule, contenant les ovaires de la fleur, gonfle et change de couleur pour devenir rouge après la fécondation, créant ainsi les graines, ou akenes.

COMMENT ÉVITER LES CONFUSIONS ?

La diversité et l’identification des espèces d’églantiers sont bien documentées, avec 46 espèces en Europe, dont 26 en France. Selon François Couplan, il n’y a pas de risque de confusion avec une plante toxique, mais une confusion est possible avec d’autres rosiers. Cependant, les fleurs et les cynorrhodons des églantiers sont tous comestibles.

A RETENIR

  • Faux fruit rouge
  • Tige souple avec aiguillon
  • Arbrisseau
  • Feuilles alternes, foliole 5 à 7

Période de cueillette

Cueillez les fleurs de mai à juin et les cynorrhodons de septembre à mars, après les premières gelées pour faciliter la récolte.

Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner : Utilisations et Recettes

Parties comestibles et toxicité

Les fleurs
Elles peuvent servir à aromatiser des desserts, des boissons et à décorer les salades. Elles sont aussi très pratiques séchées pour préparer des tisanes. Les espèces Rosa damascena et Rosa gallica sont particulièrement efficaces pour l’aromatisation. Elles ont été utilisées par les Romains pour aromatiser le vin. Les fleurs de Rosa gallica ont également servi à confectionner des confitures. En Chine, les pétales de Rosa semperflorens sont consommés comme légumes.

Les fruits
Ils se consomment crus, directement. Pressez-les avec la langue dans votre bouche, avalez la pulpe, puis rejetez les graines et les poils. Ils peuvent aussi être transformés en purée, soupe (comme en Suède), sirop, confiture, gelée, tisane, etc. Les fruits sont utilisés crus, cuits ou réduits en poudre, notamment pour les graines et les poils.

Méthodes pour préparer les cynorrhodons :

  1. Coupez en deux avec un couteau et videz le fruit. Cela demande un certain effort.
  2. Utilisez un moulin à légumes, plus pratique mais toujours un peu laborieux.

Astuce : attendez les premières gelées pour récolter des fruits ramollis, ce qui facilite le travail. Pour les ramollir davantage, passez-les au congélateur, puis faites-les cuire dans de l’eau bouillante.

Jeunes feuilles
Elles peuvent être mangées crues en salade. Cependant, elles sont très astringentes.

Les graines
Broyez et tamisez-les pour obtenir de la farine, utile pour préparer des pains, galettes et bouillies.

Les jeunes pousses
Les feuilles peuvent être cuites à plusieurs eaux pour réduire leur astringence.

Valeur nutritionnelles des cynorhodons

Le cynorrhodon, connu également sous le nom latin de Rosa canima, est un fruit de la famille des Rosacées qui offre des bienfaits nutritionnels remarquables. Avec une teneur en eau de 49%, il est relativement riche en calories, avec 91 kcal pour 100 g, ce qui en fait un fruit énergétique. Sa teneur modérée en lipides, à 0,4 g, et sa haute concentration en glucides, approximativement 22 g, dont une bonne quantité de fibres, le rend bénéfique pour le système digestif. Le cynorrhodon est aussi doté d’une belle quantité de potassium, avec 290 mg par 100 g, indispensable au bon fonctionnement musculaire et cardiaque.

Côté protéines, il en contient 3,6 g pour 100 g, et il est riche en minéraux comme le calcium à 257 mg, le phosphore à 258 mg et le magnésium à 146 mg, qui jouent un rôle clé dans la santé osseuse et dentaire. Sa faible teneur en fer, à 0,5 mg, et en sodium, à 0,5 mg, convient aux personnes surveillant leur apport en ces minéraux.

En outre, le cynorrhodon est une source exceptionnelle de provitamine A, avec 15 000 UI pour 100 g, essentielle pour la vision et la santé de la peau. Il contient également des vitamines B telles que la B1 (0,02 mg), B2 (0,1 mg) et PP (ou niacine) à 0,6 mg, ainsi qu’une teneur impressionnante en vitamine C, avec 1350 mg, ce qui en fait un antioxydant puissant, renforçant le système immunitaire et aidant à lutter contre les infections

Propriétés des Cynorrhodons

Les cynorrhodons sont riches en vitamines (A, B, PP), en sels minéraux, en acides organiques, en pectine et en sucres. Les akènes contiennent de la vitamine E et des glucosides, ce qui rend leur broyage intéressant.

Il est important de noter que ces chiffres sont des moyennes et chaque espèce de cynorrhodon présente ses particularités. Il serait d’ailleurs intéressant de mener une étude pour identifier les espèces les plus riches en vitamine C, par exemple. La vitamine C des cynorrhodons est très stable à la chaleur, et sa concentration varie de 250 à 4000 mg selon l’espèce.

Espèces utilisées pour leur teneur en vitamine C :

  • Arvensis
  • Canima
  • Cinnamomea
  • Glauca
  • Micrantha
  • Obtusifolia
  • Pendulina
  • Pomifera
  • Rubiginosa
  • Sherardii
  • Spinosissima
  • Tomentosa

Ces informations peuvent être cruciales pour ceux qui cherchent à maximiser leur apport en vitamine C à partir de sources naturelles. Une étude approfondie de ces espèces permettrait d’optimiser l’utilisation des cynorrhodons dans les régimes alimentaires et les applications médicinales.

LES RECETTES

Utilisations culinaires des cynorrhodons

Les cynorrhodons sont consommés sous forme de purée dans plusieurs régions : dans le Languedoc, on trouve la “confiture d’enfant pas sage”, une préparation traditionnelle. Alsace, la purée non sucrée est populaire car chacun peut l’adapter à son goût. Toscane, elle est souvent accompagnée de fromage de brebis. En Pologne, les cynorrhodons sont utilisés pour enrichir le lait donné aux jeunes enfants. Suède, le nyponsoppa est un plat national apprécié.

Astuce pour une utilisation en poudre :
Au printemps, il est possible de trouver des cynorrhodons séchés. Vous pouvez les cueillir et les réduire directement en poudre. En ajoutant cette poudre à vos recettes, vous augmentez leur valeur nutritive. Cela peut être un excellent moyen d’enrichir vos plats en vitamines et minéraux.

  • Chutney (p. 440)
  • Sauce tomate indigène (p. 419)

Soupe aux cynorrhodons

Ingrédients

  • 400g de cynorrhodons
  • 1l d’eau
  • 100g de sucre
  • 50 g de fécule de mais
  • 50 cl de lait
  • 80g de crème fraîche
  • 1 pincée de sel

Préparation

  • Cuisson : Faites cuire les cynorrhodons dans 50 cl d’eau pour les ramollir.
  • Mixage : Mixez les fruits ramollis puis passez-les au moulin à légumes pour obtenir une purée fine.
  • Préparation de la liaison : Délayez la fécule de maïs dans un peu d’eau froide. Ajoutez le reste de l’eau et du lait selon vos préférences.

Assemblage

  • Combinaison : Versez le mélange de fécule dans la purée de cynorrhodons.
  • Cuisson finale : Portez à ébullition et laissez cuire pendant 4 minutes jusqu’à épaississement.
  • Service : Servez chaud, accompagné d’une cuillère de crème fraîche pour ajouter de l’onctuosité.

Confiture de cynorrhodons

Ingrédients

  • 500g de cynorrhodons
  • 400 g de sucre
  • 1/2 + 1dl d’eau

Préparation

  • passez les cynorrhodons au moulin à légumes. répétez l’opération à plusieurs reprise en ajoutant de l’eau.
  • Versez l’ensemble dans une casserole et ajouter le sucre.
  • Faites cuire 15 min.
  • Mettre en bocaux

Se conserve plus d’un an.

RECETTE

Ingrédients

  • 400 g de feuilles et bulbes
  • 2 CS d’huile d’olive
  • 100 g de farine
  • 2 litres de bouillon de légumes, voir aussi bouillon d’épluchure
  • Sel
  • Miel
  • 4 tranches de pain
  • 100 g de fromage râpé

Préparation

  • Lavez et coupez finement l’ail sauvage
  • Faites cuire dans l’huile chaude puis ajoutez la farine
  • Préparez le bouillon de légumes

Assemblage

  • Ajoutez dans le bouillon, sel, miel puis laissez cuire 15 minutes à partir de l’ébullition
  • Faites grillez le pain puis posez le sur le bouillon dans des portions individuelles
  • Parsemez de formage puis passez l’ensemble au four pour le faire dorer.
  • Mettre sur le feu et ajoutez le vin , faites cuire 15 min.
  • Passez le tout dans le moulin à légume.
  • Ajoutez le sucre, amenez à ébulition et laissez cuire 10 à 15 minute.
  • Mettre en pot.

recette du livre Confiture inattendues, Eric Varlet.

L’ÉGLANTIER ET LA SANTÉ : BIENFAITS ET REMÈDES

Voici quelques extraits du livre “Le Petit Larousse des Plantes Médicinales” de François Couplan.

Je tiens à souligner que :

• Aucun livre ne peut remplacer l’avis d’un médecin. Il ne faut jamais dépasser les doses prescrites. En cas de troubles importants ou de maladie prolongée, consultez un médecin.

 • Il est essentiel d’identifier correctement une plante avant de l’utiliser. En cas de doute, consultez un phytothérapeute ou un pharmacien.

• Les auteurs déclinent toute responsabilité concernant l’utilisation des plantes présentées dans cet ouvrage.

Bienfaits et remèdes du Cynorrhodon

L’histoire raconte que les Perses utilisaient les fruits du cynorrhodon pour réduire les menstruations trop abondantes et dissoudre les calculs rénaux. Les fleurs étaient mélangées au jus de la canne à sucre pour guérir la phtisie (tuberculose pulmonaire). Madame Fouquet avait de célèbres remèdes, dont l’opiat de cynorrhodon, efficace contre la diarrhée.

Un vieux remède consistait à administrer à une personne mordue par un chien, à jeun, une omelette avec 60 g de racine d’églantier, d’où le terme “rosier des chiens”. Les feuilles et les fleurs contiennent des tanins.

Les cynorrhodons renferment des sucres, pectine, tanins, sorbitol, acides organiques, caroténoïdes, et surtout de la vitamine C. En Angleterre, pendant la guerre, les écoliers récoltaient les cynorrhodons pour en faire un sirop distribué à la population afin d’éviter les carences.

L’huile essentielle de rose est très chère : une tonne de fleurs permet de produire environ ¼ litre d’huile. L’eau de rose, sous-produit de la distillation, sert à parfumer des plats, confectionner des confiseries et médicaments.

Bienfaits :

  • Dépuratif et tonique.
  • Les akènes sont diurétiques et sédatifs.
  • Les cynorrhodons sont efficaces pour guérir les grippes grâce à leur teneur exceptionnelle en vitamine C.
  • La chair du cynorrhodon, le faux-fruit, est astringente et utilisée comme remède contre l’entérite et la diarrhée. Une décoction agit comme antidiarrhéique et vermifuge. La poudre de cynorrhodon aide à réduire les douleurs de l’ostéoarthrite grâce à son effet anti-inflammatoire.
  • Les fleurs sont légèrement laxatives.
  • Les feuilles sont astringentes.

Recettes de remèdes maison

  • Pour une cure de vitamine C ou effet laxatif :
    • Décoction : 30 g de cynorrhodons par litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes ensuite faites infuser 10 minutes. Prendre 3 à 4 tasses par jour.
    • Infusion de fleurs : Une cuillère à café par tasse, infusée 10 minutes comme laxatif.
  • En gemmothérapie : Macérât glycériné de bourgeons. 5 gouttes, 3 fois par jour dans un verre d’eau pendant 3 semaines pour renforcer le système immunitaire chez l’enfant.
  • Usage externe :
    • Décoction : Faire bouillir 30 à 40 g de feuilles pendant 5 minutes. Laisser infuser 10 minutes. Utiliser en injection vaginale ou pour le lavage des plaies.
le blog des plantes sauvages

Maintenant que vous êtes armé d’informations après cet article Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner , il est temps de passer à l’action. Mettez la théorie en pratique et essayez de cuisiner les fruits de l’églantier. Osez et partagez vos expériences.

A bientôt chers Promeneurs Cueilleurs ; ) !

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Mes autres sources préférées:

Le site de Nathalie Deshayes:https://plantes-sauvages-comestibles.com/

Le site de François Couplan : https://couplan.com/

Le site du Dr Jacques Labescat Soigner par les plantes Dr Jacques Labescat

Références

Cet article ” Le rosier sauvage : Reconnaître et cuisiner ” est basé sur le contenu des livres suivant :

Couplan, F. (s.d.). Cuisine sauvage, accomoder mille plantes oubliées. Sang de la terre.

Couplan, F. (2011). Le guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées. Delachaux et niestlé.

F Couplan, G. D. (s.d.). Le petit larousse des plantes médicinales. LAROUSSE.

Couplan, G. D.-F. (2019). le petit larousse des plantes qui guérissent, 500 plantes et leurs remèdes. LAROUSSE.

. Couplan. (s.d.). 1 le régal végétal Encyclopédie des plantes sauvages comestibles et toxique en france. Sang de la terre

Plantes sauvages comestibles, François Couplan, Larousse

Couplan, F. (1994). Guide des plantes sauvaes commestibles et toxiques. PARIS: DELACHAUX ET NIESTLE.

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